GTA 6 a l’opportunité de s’améliorer en termes de qualité de jeu. Ce qui est important, c’est qu’un cadre moderne offre de nombreuses possibilités de travail. La culture de la plateforme, la richesse spéculative, l’image de marque numérique, la corruption douce et l’inégalité visible s’intègrent naturellement à la série. Mais l’écriture devra savoir quelles observations valent la peine qu’on s’y attarde et lesquelles sont simplement familières. La précision donnera au monde l’impression d’être plus intelligent. L’excès le rendra répétitif. La violence et la satire peuvent soutenir la série. L’histoire doit décider du moment où elle s’arrêtera. GTA 6 peut tenir le coup. C’est peut-être le test le plus profond auquel GTA 6 est confronté. Il ne s’agit pas de savoir s’il peut être plus grand ou plus bruyant qu’avant, mais s’il peut enfin façonner ses propres contradictions en quelque chose de plus délibéré. Si c’est le cas, l’histoire peut laisser une impression plus forte que n’importe quelle mission ou décor visuel. Si ce n’est pas le cas, le jeu peut encore connaître un énorme succès tout en se sentant narrativement moins concentré que son ambition ne le mérite.
L’histoire doit décider quand arrêter de plaisanter
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