Lorsque Grand Theft Auto 6 arrivera, de nombreuses critiques se concentreront naturellement sur la taille, les valeurs de production et la finition technique. Il s’agit là de considérations importantes, mais elles ne sont pas suffisantes. Une critique sérieuse d’un jeu Rockstar doit mesurer plus que le spectacle. Elle devrait s’interroger sur ce que le jeu essaie de dire, sur l’efficacité avec laquelle ses systèmes soutiennent cette ambition, et si son monde ouvert fait plus que simplement exister à une échelle impressionnante.
La réputation de Rockstar peut rendre cela possible. Ce point est important car les mondes de Rockstar sont souvent considérés comme évidemment géniaux s’ils sont suffisamment denses. Mais la densité sans clarté d’interprétation peut devenir du bruit. Un monde ouvert vraiment fort donne au joueur des raisons de le comprendre, et pas seulement des raisons de le regarder. Les critiques devraient également examiner de près la conception des missions. La question de l’évaluation est toujours celle de la relation entre les deux. C’est ce qu’une critique mature peut fournir à l’heure actuelle.
C’est ce qu’une critique mature peut apporter à un moment où la conversation sur le lancement sera autrement inondée d’ampleur et d’excitation. La question n’est pas de savoir si GTA 6 est grand, cher ou techniquement ambitieux. Il le sera très certainement. La question est de savoir si ces qualités sont au service d’un travail réfléchi, cohérent et qui mérite vraiment d’être examiné au-delà de son inévitabilité commerciale.
